Après une dernière bise à cette jeune et sympathique demoiselle  qui me vendait mes cigarettes et nos bouteilles d'eau quotidiennes, nous voila embarqués dans le wagon qui nous emmène plus au sud  à Nha Trang.

De Nha Trang à Dalat, nous prendrons un bus pour la montagne.

Hoi An - Nha Trang...

Parti à11 heure de l'hôtel nous sommes arrivés à la gare vers midi. La salle d'attente n'était pas encore pleine.

Autours de nous, aucune indication en anglais, nous allions devoir nous fier aux mouvements des vietnamiens qui, peu à peu, commençaient à remplir le hall jusqu'à la porte extérieure, le train avait du retard. Au petit buffet, nous avons acheté une sorte de pique-nique: bouteilles d'eau et biscuits, il n'y avait pas grand chose d'autres mais les deux pains là et la boite de "vache qui rit" allaient à s'ajouter au reste, ce qui nous a fait bien plaisir plus tard.

Le train est arrivé avec une heure de retard. Tout ce que nous espérions c'est que les personnes informées de notre arrivée à Nha Trang ne perdraient pas patience:on nous a dit qu'ils viendront nous chercher à la gare.

Nous avons vu une foule se lever en empoignant leurs diverses bagages et s'agglutiner à la porte d'entrée des quais qui ne s'ouvrait que quand le train se serait arrêté.

Nous avons trouvé nos place et étions prêts pour ce qui a été neuf heures à longer des rizières, à franchir des ponts sur des rivières où voguaient parfois des péniches. Nous longions la Nationale I, les villes et les villages sur la gauche, les champs, les collines, les cimetières sur notre droite, là où nos vitres donnaient.

Souvent les collines étaient pelées et dans les prés où paissaient quelques troupeaux de vaches et quelques buffles d'eau il y avait d'étranges mares bien trop régulières pour ne pas être d'anciens trous d'obus.

Somnolence générale dans le wagon...

Quand la nuit est venue, nous avions la carte du Vietnam en mains afin de nous rendre compte de la route parcourue grâce aux noms des gares où  nous nous arrêtions: Quang Ngãi... Phu My... Quy Nhgon... Tuy Hòa... Van Giã...

 

Nha Trang à 21 H.

Une arrivée nocturne comme je ne les apprécie pas trop. Au moins, nous avions réservé une chambre depuis Hoi An, ce qui  était déjà un plus dans l'histoire. Il y avait à la gare de Nha Trang, un jeune homme avec un panneau à notre nom... on se serait presque cru dans un aéroport... C'était le fils de la famille Yên Mŷ à qui appartient l'hôtel décrit dans le Lonely Planet comme un endroit et sympathique.

Comme nous ne désirons rester qu'une nuit, la mère fait un peu la gueule, mais, après l'avoir laisser faire tout l'arrangement pour le voyage jusqu'à Dalat, commandé à manger et payé sans histoire ce qu'elle nous demandait, nous lui avons vu quelques sourires sur le visage.

Dehors, les rues étaient vides. Demain, debout à six heure, le bus devant nous prendre à sept. Juste le temps de déjeuner.

Le lendemain matin, laissant cette ville et ses plages pur une prochaine fois, nous avons pris la route pour les montagnes. La route descendant sur le Sud, vers la ville de Phán Rang, nous faisait traverser une région étrange faite d'une plaine sèche où ne poussaient que des buissons de cactus. Ici pas une rizière! Juste une sorte de plateau de sable entre des montagnes tout autant pelées que les autres où paissaient des moutons et des vaches vraiment maigres.

Dans les fermes, les abris pour les moutons sont sur pilotis comme si la région était infestées de serpents dangereux pour ces bêtes.

Étrange endroit que cette province aride, une surprise dans l'éventail des paysages vietnamiens. Cette région est peuplés par des dizaines de milliers de descendants du peuple Cham ainsi que des descendants chinois.

Se trouve aussi dans cette aridité un hameau  musulman, Tuan Tu, qui, comme d'autres minorités du Vietnam subissent des persécutions et sont  encore plus pauvres que les ethnies vietnamiennes voisines.

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