1952- 1968

 

Juillet 1952...

aux temps des cerises, sans penser bien loin... c'est l'été à la campagne... Les paniers sont rangés à l'ombre du verger, on envisage une sieste ou... derrière la meule de foin... vite fait, mal fait... Le premier est gardé par... non!Lui. il dort en bavant un peu... Elle a dû  fermer les yeux en se disant que les hommes, en été, à part jouer aux cartes et se rappeler le temps de la mobilisation...

 

Annie, celle par qui vous me supportez..

En thaïlande, pendant un trek an Nord de Chang Maï.

.

Mon Dieu! Et voilà les taons qui me font la fête!...

Quoi... une galipette de meule à foins... L'histoire qu'il soit gentil jusqu'à ce soir...

Surtout qu'on est pas dans les mauvaises dates...

Tu parles...

A la fin de l'hiver, il faisait le clown dans un ventre rebondi en quémandant plus d'espace... La soif précoce de découvrir le monde où, enfin, il était parvenu...

Le printemps à peine arrivé que, pendant la nuit du 21 au 22 mars, à deux heure trente et une du matin, qui voilà donnant un concert de cris pleins de sens déjà...?

J'y voyais rien, ne voulais rien entendre ou... je m'en souviens plus. C'est le dit Père qui tirait la grimace: celui d'avant, ils l'avaient... Bref, j'ai eu la vie sauve et jusqu'à aujourd'hui, elle ne fût pas triste:

J'étais alors enfant grandissant ne comprenant que pas grand chose, jouant aux cow-boys et aux indiens dans les forêts des alentours, suivant mes guides sans rechigner, faisant mes premières classes sans problèmes, enfants de choeur aux derniers mois de l'innocence, gamin vivant ses petites et grandes joies, ses petits drames de ces ages comme tout un chacun de l'époque...

Louveteaux  le samedi, pique-nique le dimanche, un petit coin de chambre comme domaine privé, l'inconscience comme écrin à ma vie.

Joli mais...

Impermanence ...

_______________________________________________________________________