11: 12: Vacances indonésiennes...

Bali et Java.

 

Etant de retour mais comme presque devenu comme un extraterrestre sur le net sauf pour les plus proches aimés de nos âmes, je me sens le devoir de vous offrir un aperçu de notre petit voyage en Indonésie.

Nous sommes partis le 14 août de Zurich pour atteindre Bali le lendemain en passant par Singapour.

Nous attendait un minibus pour nous emporter vers l’hôtel Padma Bali sur la plage de Légian nord, bien au-delà de la célèbre et bruyante plage de Kuta où se retrouvent les surfeurs du monde entier.

:Nous avions, inclus dans le prix du voyage, cinq nuits dans ce superbe" 5 étoiles" qui allait permettre à Mijo de s’acclimater au cours des deux premiers jours et de se préparer au départ les trois derniers jours de notre séjour en Indonésie.

De ces deux jours face de l’Océan Indien, nous est venu l’idée d’aller à Java plutôt qu’à l’île de Komodo, Mijo n’ayant jamais été sur l’île principale de ce pays et je désirais lui faire découvrir la région de Jogjakarta: la stupa de Borobodur, le Plateau de Dieng, la vieille ville de Jogja et, plus loin en direction du sud et sur la route nous ramenant à Bali, la région du parc national du Tengger-Bromo-Semaru afin de l’emmener voir le lever du soleil sur le volcan du Bromo.3

 

Pour nous rendre sur Java, et cela malgré les avis contraires des quelques personnes qui nous avaient renseigné sur la situation politique de Java ( surtout celle concernant les régions choisies ), nous avions du prendre un vol en classe business, les avions étant pleins... Quel vol agréable, je vous dis pas... D’un agréable comme je n’ai pas souvent connu depuis que je me sers des long-courriers pour mes voyages vers l’Asie.

Arrivée de nuit à Jogja...

Comme je ne voyage plus comme jadis quoique encore avec mon sac sur le dos, je ne peux nous emmener vers les hôtels que je fréquentais jadis... Donc la recherche d’une chambre fût hasardeuse et sans grand succès pour la première nuit : petite, bruyante, puant la naphtaline et en cohabitation avec moustiques et cafards. Les nuits suivantes furent passées dans un hôtel 3 étoiles qui ne devait pas souvent recevoir la visite de touristes occidentaux, les hôtels pour routards et autres touristes en ballades indonésiennes se cachant dans d’étroits « gangs » où nous allions chercher les coins où nous sustenter pour des prix vraiment bon marché: Gang 1... Gang 2.. Le Gang 3 ressemblant à quelque bas-fond dédié à la prostitution qui ne devait pas être de luxe: femmes en rang sur quelques bancs faisant face à des hommes en attente... Beaux sourires quand même...

Nous y baladant, nous avons retrouvé l’hôtel qui m’avait hébergé en 1986... Une maison que je désirais montrer à Mijo.

Visite de la vieille cité de Jogja, de son marché aux oiseaux et de ses anciennes ruelles où se découvrent les ruines des Bains du Sultan, un passage souterrain reliant le quartier du palais de ce même personnage et le coin des bassins aujourd’hui abandonnés ainsi qu’une fascinante mosquée souterraine datant du XV ième siècle. Visite du palais du Sultan, palais dont les cours étaient emplies d’une multitude d’écoliers qui profitaient de la présence d’occidentaux pour faire la récolte de divers renseignements sur notre provenance et de nos commentaires sur la ville que nous explorions avec plaisir.

 

De là, en lendemains intéressants, nous avons loué un moto pour aller à Borobodur pour que Mijo puisse découvrir le Temple - stupa qui en faisait un but d’excursion obligé et, le jour précédent celui de notre départ pour parvenir aux pieds du « Gunung » Bromo, en se laissant emmener à bord d’un bus 4x4, nous avons été sur le Plateau de Dieng, plateau volcanique où les lacs sont de couleurs magnifiques et les cratères, peut-être minus mais fumant et crachant de la boue bouillante. Mini-cratères entourés de quelques gouilles d’eau frémissante ou en ébullition

La journée en moto fût, pour moi, assez fantastique parce que j’aime rouler en Asie dans des circulations démentielles mais éprouvante pour Mijo tant le nombre de véhicules roulant anarchiquement lui offre des peurs bien fatigantes et je ne dirai rien de la pollution qui est devenue, même pour moi, trop dure pour s’y baigner trop longtemps dedans. Quand elle m’a demandé de retourner à Jogja alors que je désirais filer voir des Temples hindous, je n’ai fait qu’y répondre selon son désir, le but de ce voyage étant celui de lui offrir le plaisir et la joie d’être là à Java dans le secret désir de la rendre encore plus amoureuse de l’Asie... coquin subtil que je suis... .-))))).

Borobodur... ? Dieng... ? Jogja... ?

Trop de shops à souvenirs au premier, trop de pollution en ville, Dieng, un joyau perdu dans la montagne...

Mais une réussite quand même.

 

Mais il nous fallait continuer, un volcan nous attendait...: leBromo.

Via Surabaya et Probollingo.

Voyage en train dit : « exécutive class », c’est à traduire par « classe frigorifique ».

Devions arriver à Probollingo à minuit... Mais c’était sans compter sur les pannes en cours de route qui nous ont fait arriver à mi-chemin, Surabaya, à l’heure tardive de plus de train pour plus loin.

Les pannes... ?

La première fût celle du phare de la locomotive qui, vu l’impossibilité de trouver une ampoule fonctionnelle, a été remplacé par... une nouvelle locomotive, chose plus facile à trouver qu’une ampoule. Il a fallu quand même deux heures et demi d’attente... .-((((.

La deuxième, pas bien longtemps après la résolution de la 1ère, a été celle du système hydraulique de freinage de la nouvelle loco...

Pas triste les trains en Indonésie...:-)))))))))))), :-(((((((((( !

:Mais l’Asie est cours de fatalisme et de patience.... enfin... pour certains...

Mais après minuit en ville de Surabaya quand on n’est pas célibataire...?

Nous avions réussi à changer nos tickets pour d’autres pour le premier train du matin, trouvé une chambre pour nous reposer un peu... Que voulais de plus ce petit peuple errant ?

Ce fût avec plaisir que nous sommes arrivés en deux heures en gare de Probollingo, jolie ville d’où nous allions rejoindre le sommet de la montagne, le village de Cemoro Lawang, situé à 2 500 mètres, sur la cime du cratère du Tengger..

En bus privé...

Avec les transports jusqu’à Denpasar, Bali, départs dans trois jours, organisés, payés, quelque chose qui nous emmènera à quelques surprises qui ne seront pas très aux goûts de Mijo.

Mais laissons-nous déjà à vivre notre séjour sur les pentes du parc national de Tengger - Semeru - Bromo, Java Timur, Indonésia.

Sans risque pour vous puisque le rhume et l’angine que nous avons reçus en prime de ces magnifiques journées sur ces montagnes ne sont plus ni virulents ni contagieux aujourd’hui...:-))))))))))))

2 500 mètres... entre 1 trois et six heures de minibus suivant le choix du transport... : local ou charter...?

Choisissant le charter, nous voila, après avoir découvert de somptueux paysages en nous laissant grimper une route en lacets qui me rappelait un peu le Népal, à nous enthousiasmer sur le spectacle qui nous est offert par le cratère qui s’ouvre à nos pieds...

Chambre dont les fenêtres donnent droit sur le Bromo et le dit « océan de sable »...

La chaleur devenant un souvenir dès l’ombre venant, des milliers d’étoiles dans le ciel et si peu de touristes dans le village: entre quatre et huit dans la salle du restaurant qui offre une vue magnifique sur le cratère du Tengger.

Nous voila à programmer le spectacle du lever du soleil pour le prochain petit matin: réveil à 04h30... Tous nos habits sur le dos, y compris le pull et le bonnet que nous achetons sur place...

Dehors, le Bromo fume...

Le soir se couche, la nuit est tombée à 18h....

On se croirait dans un frigidaire: de Probolinggo à Cemoro, il y a quasiment 25 degrés de différence pour la même heure... Hier soir, la chaleur de Surabaya, aujourd’hui, nous sentons la crève venir...

Mais cela vaut le coup de cailler un peu (beaucoup) de froid pour une aurore pareille, pour cette ballade jeep, cheval et pédibus au cœur de ce parc national...

 

Comme nous étions contents de reprendre le bus pour retourner à Bali, laissant nos regards planer sur les paysages du sud de Java...

Pas loin de Banyuwanggi, Bali, déjà, se profile à l’horizon.

Il est tard, nous sommes en retard et n’osons imaginer quand nous allons arriver à Ubud et comment nous allons y trouver une chambre.

No comment, la traversée de la passe entre Java et Bali...

No comment, le trajet jusqu’à Denpasar...

Arrivés à passé minuit à Ubud, nous avons quand même trouvé une chambre. Pas là où nous avions envie d’aller, place que nous ne trouverons que le lendemain mais qui a vraiment bien changé: nouveau bâtiment qui a remplacé les bungalows situés dans le jardin, piscine... piscine que nous n’utiliserons jamais... , direction javanaise...

 

Ubud..

Une jolie ville... grand village où les arts ( musiques, danses, peintures, sculptures ) ont une place de choix, un endroit que j’utilise, chaque fois que j’y vais, comme centre de mon rayonnement dans le reste de l’île: c’est là que, sacs déposés, je loue la moto qui nous permet de partir sur les routes balinaises, c’est là où nous revenons chaque fois avant de retourner sur les grandes plages de Bali, Légian ou Kuta, pour y passer les deux ou trois derniers jours de notre voyage où nous passons le temps à glander en bord de piscine et à faire les derniers achats en essayant de répondre aux désirs de ceux qui nous ont demandé de leurs ramener ceci ou cela de Là-bas.

Ubud et ses environs...

Des temples dans les rizières, des forêts emplies de singes, des soirs se passant à s’emplir les yeux et les oreilles du spectacles des danses traditionnelles, des rencontres avec les locaux quand on sait un tant soi peu éviter la foules des autres touristes... pleins de japonais en cette époque...

Nous y avons rencontré Yahu, notre « filleule » de Singaradja , que nous allons aider pour payer ses deux dernières années d’école, fille de famille pauvre pour qui nous espérons un meilleur avenir que celle d’une employée de restaurant payée 100 000 roupies indonésiennes pour le mois de travail . l’équivalent de 20 francs suisses...

Après trois jours de repos suite à la crève du Bromo, nous voila en bike à nous promener aux alentours d’Ubud:

Gunung Kawih, Goah Gadja, YehPuluh, Sanggeh, Petulu etc.

D’un temple - grotte à un monastère étrange que plus personne n’habite mais où chanter est toujours bouleversant, de vallées où s’étagent les rizières aux villages où passent un cortège de cérémonie, d’une forêt des singes à une autre un peu pareille mais aussi bien différente, de routes chaotiques aux restos faisant face à de majestueux couchers de soleil...

On se prépare pour partir avec un sac attaché au réservoir pour un tour de 10 jours afin de visiter un peu l’île, faisant la nique aux plages et au bronzage intégral.

 

Direction Kintamani, le Mont Batur et son lac du même nom... Nous nous rendons à Toyah Bungka, première étape de notre périple.

La route est toujours aussi belle même si nous voyons des rizières moins vertes qu’au mois de novembre et que les temples ont l’air vide: nous ne sommes pas dans la semaine de pleine lune, jours où les temples se mettent à vivre.

L’arrivée sur le Batur reste toujours une découverte d’un lieu magique surplombé par un volcan qui a encore fait ses victimes il n’a a pas longtemps. Deux allemands seraient morts sur ses flancs, victimes d’un quatrième cratère qui s’est mis en éruption il y a quelques années (1996 ).

La descente vers le lac est de toute beauté et nous ne regrettons pas d’y être venu une fois de plus.

Mijo m’annonce déjà qu’il fallait que j’oublie l’idée de lui faire gravir le volcan une seconde fois et surtout maintenant qu’il s’est à demi réveillé.

Nous passerons une nuit là-bas, le temps de retourner voir le cimetière des Bali Aga en passant au large de leur village, Trunyan,le temps pour Mijo de recevoir un massage, le temps de rencontrer des français sympas et de donner les pulls et les bonnets achetés au Bromo à la famille qui nous loue la chambre, gens que j’ai connu en 1987.

Du Lac Batur, en empruntant une petite route isolée, nous allons re-visiter le temple de Besakih aux pieds du Gunung -Api Agung. Une jolie ballade où il m’arrive parfois d’arrêter le moteur de la moto afin de nous offrir l’impression de nous glisser sur l’asphalte entourés des seuls bruits de Bali la campagnarde...

Il pleuvine sur Besakih.

Il n’y a pas un seul touriste à l’horizon... Super !

La visite nous prend au moins trois heures.

Nous nous laissons guidé par un prêtre guide qui nous explique l’histoire de ce temple bâti avec les pierres du volcan Agung.

Nous profitons aussi des marchands de fruits pour déguster un durian, fruit dont nous ne pouvons nous lasser.

De là, nous filons tranquillement vers Karangasem, appelée aussi Amlapura, afin de faire étape aux bains royaux de Tirta Gangah.

 

Le Tirta Ayu nous hébergera pendant 5 nuits car le lieu est magnifique et peut être une base de départ pour des excursions du côté de Candi Dasa à une douzaine de kilomètres de Klungkung, une des grandes villes de Bali.

De ce lieu magique, calme et nous amenant de la sérénité à l'esprit, nous avons fait quelques balades du côté de Candi Dasa et, plus près de Klungkun, vers le lieu dit "Goah Lawah" une grotte emplie de chauve-souris, caverne que serait un passage souterrain allant jusqu'à Besakih, chemin savré emprunté que par les brahmanes durant quelques cérémonies particulières.

Puis, plus tard, nous nous sommes offerts plus de 1 800 marches à travers d'une végétation digne d'une forêt dite pluvieuse"... arbres dégoulinant de mousses, brouillard et singes... afin d'aller voir un temple dans une montagne.

Ce fût une rencontre du troisième type.

 

Puis, un saut vers la mer... Hamed, village musulman où tout était si ennuyeux et l'endroit si chaud que nous sommes vite retournés  aux bains royaux de Tirta Gangga.

Le temps passant, nous avions à continuer notre route pour finir la boucle qui nous ramènera à Ubud.

Prochaine étape : Sidemen, au coeur des rizières.... Beau, beau, beau...

 

De là-bas...

journée en pleine harmonie, soirée sereine entourés des sons de la nuit balinaise...

Direction Klungkun pour aller visiter le Palais de Justice aux peintures fascinantes.

Partout dans les villages, les habitants travaillaient à la préparation de la  cérémonie mortuaire de crémation.

Partout...

Plus tard, nous avons appris que les astrologues avaient décidé que le 8 octobre était  un excellent jour pour effectuer les crémations  sur Bali ...

Passant par Pejeng, peu avant Ubud, une cérémonie a attiré nos regards: la préparation des corps et du cimetière pour la grande crémation prochaine: plus de 120 corps le même jour. Cela se passera deux jours avant de quitter Bali: la cerise sur le gâteau.

 

Le temps de ramener la moto, d'effectuer les dernières courses à Ubud, de retourner au Padma Bali Hôtel à Legian, accompagnés de notre pupille Ayu, de récupérer nos bagages laissés en dépôt, d'aller acheter les habits pour les cérémonies mortuaires...

Et nous retournons à Pejeng afin que Mijo puisse vivre une des plus fascinantes cérémonies de Bali.

 

et voila...

Nous restait plus qu'à se laisser vivre deux jours de plus en nous préparant à retourner en Suisse...

 

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